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Souvenirs de l’avenir, S.Hustvedt

Mots-clés associés :
[suggestion] Roman

Fin de la décennie 70, âgée d’une vingtaine d’années, S.H., notre jeune héroïne, quitte son Minnesota natal pour venir vivre à New York où elle s’installe dans un misérable petit deux pièces afin d’écrire son premier roman. Sa voisine d’appartement, Lucy Brite, est une bien étrange personne. Elle psalmodie des plaintes, gémit et parle toute seule, émettant des propos vengeurs concernant l’assassinat de sa fille. Au moyen d’un stéthoscope appartenant à son père médecin, S.H. écoute et transcrit ces monologues décousus. Jusqu’au jour où elle fait vraiment la connaissance de cette voisine, dans des circonstances dramatiques. Lucy entraîne S.H. à rencontrer son cercle d’amis, des personnes bienveillantes mais assez bizarres elles aussi.

Différents récits se mélangent allègrement, car S.H., aujourd’hui âgée de 62 ans, revient sur ses souvenirs d’enfance et d’adolescence au travers des pages de ses journaux intimes. Elle nous livre également les ébauches de la laborieuse construction du roman qu’elle tentait d’écrire lors de sa période newyorkaise (une intrigue policière inaboutie menée par deux adolescents), sa découverte de la ville, de ses quartiers et de ses habitants. Auprès de sa mère âgée de 94 ans et qui commence à perdre la mémoire, elle nous fait part également de ses réflexions philosophiques, de ses goûts littéraires et de multiples considérations artistiques.

Des thèmes récurrents chez l’auteur apparaissent ici, celui de la mémoire, pas toujours infaillible, de la place de la femme dans la société américaine dominée par le patriarcat et surtout dans le monde des artistes (œuvres créées par des femmes et attribuées à des hommes, tel “l’urinoir” de Marcel Duchamp), celui des psychoses, des traumatismes qui resurgissent des années plus tard, ainsi que l’univers de l’occulte.

Heureusement, des typographies différentes distinguent les fictions créées par S.H. des souvenirs personnels et des pages de journaux intimes. Car tous ces récits s’interpénètrent pour n’en former plus qu’un. C’est ce qui rend la lecture un peu ardue, mais les personnages tellement attachants. Surtout lorsque dans le récit même Siri Hustvedt nous interpelle directement, nous lecteurs. Par ce savant stratagème, elle arrive à persuader le lecteur qu’il devient son confident personnel. Et cela marche!

Probablement une bonne part d’autobiographie dans ce récit magistral.

 


[Une suggestion de Colette]

 

 

 

 

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