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Rien à craindre / Julian Barnes

Suggestion : essai

Ça parle de quoi? Ça parle de la mort, de la peur de la mort… ça parle de Dieu, de son existence… ou non, ça parle de l’au-delà, d’une hypothétique vie après la mort… ça parle de la mémoire, de la manière dont nous engrangeons les souvenirs de notre vie, la manière différente dont chacun les restitue, alors que les faits sont identiques, souvent vécus en commun…

Ce n’est pas à proprement parlé un essai, ce sont des souvenirs biographiques, des réflexions philosophiques, des anecdotes, retranscrits avec un humour très britannique et beaucoup d’autodérision.

Julian Barnes est terrorisé à l’idée de mourir un jour. Il va rechercher – principalement dans la littérature, les écrivains et les philosophes, chrétiens, athées ou agnostiques qui ont abordé ces sujets: Montaigne, Koestler, Zola, Daudet, les frères Goncourt, Flaubert, Maugham, sans oublier le laconique Jules Renard, qu’il semble beaucoup apprécier. L’auteur nous parle aussi de la mort de ses parents, de leur déchéance physique et mentale, du couple qu’ils formaient et échange avec son frère, philosophe de formation et grand spécialiste d’Aristote, des réflexions ou des souvenirs d’enfance. Tout cela pourrait être très déprimant… il n’en est rien car la légèreté et le détachement avec lesquels Julian Barnes aborde l’angoisse de sa propre fin permet au lecteur ou à la lectrice de se confronter aussi à ses peurs, à cette fin inévitable pour nous tous, réfléchissant ainsi sur le sens de la vie et donc de la mort. En regardant autour de nous, qui ne connaît quelqu’un qui refuse de parler de la mort ou simplement de communiquer ses dernières volontés…

(Colette)

 

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